Foire aux questions (FAQ)

Général

Quel est le taux de succès des transplantations rénales ?
Le taux de succès des transplantations rénales dans le cas des dons vivants est de 90 à 95 % après un an et le greffon rénal peut demeurer fonctionnel de 15 à 20 ans en moyenne.  Dans le cas de reins provenant de personnes décédées, le taux de succès est également élevé : de 85 à 90 % de ces reins fonctionnent bien un an après la greffe et demeureront fonctionnels de 10 à 15 ans.

Quel pourcentage de personnes en attente d’une transplantation espèrent recevoir un rein ? 
Environ 80 % des personnes sur la liste d’attente ont besoin d’un rein.

Peut-on vendre ses organes au Canada ?
Non.  On ne peut que faire don de ses organes.  Il ne peut y avoir aucune compensation monétaire.  Il est illégal de vendre ou d’acheter des organes au Canada.

Dons d'organes vivants

De quels organes peut-on faire don dans le cas d’un don vivant ?
Dans le cas d’un don vivant, on peut faire don d’un rein ou d’une partie de son foie, de l’un de ses poumons, du petit intestin ou du pancréas. 

Qui peut être un donneur vivant ?
Toute personne en santé peut être un donneur vivant.  L’âge de consentement varie de 16 à 19 ans selon la province de résidence.  Le donneur potentiel doit jouir d’une santé généralement bonne et ne doit présenter aucun signe d’hypertension, de diabète, de cancer, d’insuffisance rénale, de cardiopathie ou d’hépatite.

Quels sont, pour un donneur vivant, les risques associés au don de l’un de ses reins ?
Comme pour toute chirurgie majeure, il y a des risques de complications physiques, mais ils peuvent habituellement être bien gérés.  Parmi les risques à court terme figurent la pneumonie, les infections, la douleur et l’inconfort, une  réaction allergique à l’anesthésie, un poumon collabé ou des caillots sanguins.   Les décès sont extrêmement rares.  À plus long terme, les risques potentiels sont les suivants :      

  • risque légèrement accru d’hypertension ;
  • incidence légèrement accrue d’insuffisance rénale terminale ;
  • possibilité de lésions au rein qui reste ;
  • léger risque que le rein qui reste soit atteint d’une maladie.

Il arrive parfois que certains éprouvent des problèmes psychologiques bien que la plupart soient heureux de leur décision de faire don de l’un de leurs reins.

Quels sont les coûts que j’aurai à assumer ?
Dans la plupart des cas, vous devrez assumer les coûts non médicaux, tels les dépenses de voyage, les frais divers et les frais de garde additionnels.  Vous aurez peut-être aussi une perte de salaire reliée aux journées de congé que vous prendrez pour la chirurgie et la période de convalescence à moins qu’il y ait des provisions pour des journées de maladies dans le régime d’assurance-santé de votre employeur.  Par contre, le remboursement de certaines dépenses non médicales est offert dans certaines provinces ; il faut donc parler au coordonnateur des dons vivants au centre de transplantation pour avoir des renseignements là-dessus. 

Combien de temps devrais-je m’absenter de mon travail ?
Selon le type d’intervention (néphrectomie ouverte traditionnelle ou néphrectomie par laparoscopie), votre rétablissement complet peut prendre jusqu’à douze semaines.  Vous pourriez être en mesure de reprendre vos activités professionnelles au bout de trois à six semaines selon votre type de travail.  Avant la chirurgie, vous aurez aussi peut-être besoin de congés pour les tests et les rendez-vous médicaux, les séances de counselling et d’autres facettes du processus d’évaluation avant le don.

Comment puis-je devenir un donneur vivant?
D’abord, familiarisez-vous du mieux possible avec les dons vivants et trouvez votre groupe sanguin.  Puis, communiquez avec le centre de transplantation qui s’occupe du receveur potentiel afin qu’on effectue des tests pour confirmer que votre groupe sanguin est compatible.  À partir de là, le personnel du centre vous guidera à travers le processus.

Puis-je changer d’idée après avoir décidé d’être un donneur vivant ?
Oui, vous pouvez changer d’avis en tout temps en cours de route et votre  décision sera respectée par l’équipe de santé, qui vous aidera aussi à communiquer votre décision au receveur potentiel.

On m’a demandé de faire don de l’un de mes reins, mais je ne souhaite pas le faire.  Comment dois-je agir ?
Si, après avoir vous être informé sur les dons vivants, vous décidez de ne pas aller de l’avant, parlez au travailleur social, au conseiller ou à tout membre de l’équipe de santé au centre de transplantation.  Il vous soutiendra dans votre décision et vous aidera à la communiquer au receveur potentiel et aux membres de la famille d’une manière susceptible de préserver l’harmonie.

Dons provenant de personnes décédées

Quels organes peuvent être donnés lorsqu’il s’agit de personnes décédées ?
Les organes qui peuvent être donnés comprennent les poumons, le cœur, le foie, les reins, le pancréas et l’intestin.  Parmi les tissus figurent les tissus oculaires, les valvules cardiaques, les os, les tendons, les veines et les ligaments.  C’est la santé des organes et des tissus, et non l’âge du donneur, qui est le facteur le plus important.

Si j’ai indiqué mon intention de faire don de mes organes, fera-t-on tout ce qui est possible pour me sauver la vie ?
Oui.  La toute première préoccupation des médecins qui s’occupent de personnes grièvement malades est de faire tout en leur pouvoir pour leur sauver la vie.  La possibilité d’un don n’est envisagée que lorsque toutes les tentatives de leur sauver la vie ont échoué.
 
Comment puis-je m’assurer que mon désir de faire don de mes organes sera respecté ?
Une fois que vous avez indiqué votre intention de faire don de vos organes  (sur votre carte d’assurance-maladie, votre permis de conduire ou dans un registre provincial de donneurs), parlez à votre famille et à vos proches  afin qu’ils soient bien au courant de votre décision.

 

 

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