Défense des intérêts

Un plaidoyer en faveur de l’inclusion du phosphore dans l’étiquetage nutritionnel


Le gouvernement du Canada a proposé des modifications pour améliorer la présentation de l’information nutritionnelle qui apparaît sur les étiquettes des aliments. Les modifications proposées, tel que l'ajout du potassium à la liste des ingrédients, reflètent les commentaires de parents et de consommateurs recueillis lors de consultations antérieures, en hiver 2014 (tous les changements proposés sont disponibles ici : http://canadiensensante.gc.ca/alt/pdf/health-system-systeme-sante/consultations/food-label-etiquette-des-aliments/process-processus-fra.pdf).

L’inclusion du potassium à la liste des ingrédients aidera les canadiens aux prises avec l’insuffisance rénale chronique, parce qu’ils ont souvent besoin de suivre un régime faible en potassium. Cependant, La Fondation du rein recommande fortement que les teneurs en phosphore soient aussi indiquées dans le tableau de la valeur nutritive des aliments afin de permettre aux Canadiens de prendre des décisions éclairées. .

Pourquoi est-il si important d'inclure le phosphore dans l’étiquetage nutritionnel?

L’une des fonctions des reins est de débarrasser le sang du surplus de phosphore (un minéral essentiel qui se trouve naturellement dans notre nourriture, dans l’eau et dans nos corps) et de l’éliminer par l’urine. Une certaine quantité de phosphore est requise pour la croissance, le maintien et la réparation de tous les tissus tout comme pour la formation et la croissance adéquates des os. Mais pour une personne souffrant d’insuffisance rénale chronique, trop de phosphore dans le sang pendant une trop longue période peut affaiblir ses os et entraîner une accumulation de minéraux là où c’est dommageable, comme dans le cœur, les vaisseaux sanguins, les poumons, la peau et les articulations. De fortes quantités de phosphore dans le sang sont également étroitement liées aux affections et événements cardiovasculaires et même à la mort, chez des personnes souffrant ou non d’insuffisance rénale chronique.1

Bien qu’en temps normal les reins réussissent à éliminer l’excédent de phosphore dans notre sang, ce n’est pas tout à fait le cas des reins en mauvaise santé. Pour quelqu’un aux prises avec une insuffisance rénale chronique, la quantité totale de phosphore dans son sang peut dépasser la normale. L’une des meilleures façons de prévenir cela consiste à suivre un régime à basse teneur en phosphore, selon les indications de votre diététiste. Cependant, cela n’est pas une mince affaire.

L’un des vrais défis auxquels est confrontée une personne qui doit suivre un régime à basse teneur en phosphore, c’est que le phosphore n’est pas indiqué sur le Tableau de la valeur nutritive. Les patients peuvent éviter les aliments connus comme ayant une teneur élévée en phosphore, mais éviter les additifs contenant du phosphore est beaucoup plus difficile. Les additifs alimentaires contenant du phosphore sont utilisés dans toutes sortes de produits alimentaires, dont les pains, les céréales, les produits laitiers, les pâtes, les viandes, les fruits de mer et les fruits et légumes en conserve2 afin d’améliorer leur apparence, leur texture et leur durée de conservation.3  La vérification de la liste des ingrédients pour repérer les additifs contenant du phosphore est un bon point de départ, mais elle ne nous indique pas la quantité de phosphore qui se trouve dans le produit alimentaire.

L’omission de phosphore dans le tableau de la valeur nutritive des aliments empêche les patients de gérer efficacement leur insuffisance rénale et les expose à un risque inutile de complications médicales graves voir même la mort. La Fondation du rein recommande fortement que les teneurs en phosphore soient aussi indiquées dans le tableau de la valeur nutritive des aliments afin de permettre aux Canadiens de prendre des décisions éclairées.

Nous remercions Emily Robins, stagiaire en diététique à Hôpital Grand River à Kitchener, en Ontario, pour son aide dans la préparation de cette information.

1. Leon, J., Sullivan, C., & Sehgal, A. (2013). The prevalence of phosphorus containing food additives in top selling foods in grocery stores. Journal of Renal Nutrition. 23(4), 265-270. doi: 10.1053/j.jrn.2012.12.003
2. International Food Additives Council. (2015). Phosphates.
3. Benini, O., D’Alessandro, C., Gianfaldoni, D., & Cupisti, A. (2011). Extra phosphate load from food additives in commonly eaten foods: a real and insidious danger for renal patients. Journal of Renal Nutrition. 21(4), 303-308. doi:10.1053/j.jrn.2010.06.021 

Advocacy

Updated: A Call for Phosphorus Labelling


The Government of Canada has proposed changes that will improve the way nutrition information is presented on food labels. The proposed label changes, such as including potassium on the Nutrition Facts Table, reflect feedback received by Health Canada from parents and consumers during round table sessions and an online consultation in the winter 2014 (see all proposed changes here: http://healthycanadians.gc.ca/alt/pdf/health-system-systeme-sante/consultations/food-label-etiquette-des-aliments/process-processus-eng.pdf).

The inclusion of potassium content in the Nutrition Facts table will help Canadians with chronic kidney disease make informed decisions for their health, as monitoring potassium intake is critical for patients. However, The Kidney Foundation of Canada strongly recommends that phosphorus also be listed on the Nutrition Facts table to allow those with chronic kidney disease to make informed decisions for their health..

Why is Phosphorus Labelling So Important?

One of the functions of the kidneys is to remove extra phosphorus (an essential mineral that occurs naturally in our food, water, and bodies) from our blood and excrete it in our urine. Some phosphorus is required for growth, maintenance, and repair of all body tissues, as well as health bone formation and growth. But, for someone with chronic kidney disease, having too much phosphorus in their blood for a long time, can make their bones weak, and cause minerals to build up in places they shouldn’t, like the heart, blood vessels, lungs, skin, and joints. Large amounts of phosphorus in the blood are also strongly linked with cardiovascular diseases and events, and death, even in persons with or without chronic kidney disease.1

Although normally our kidneys do a good job of removing extra phosphorus from our blood, sick or damaged kidneys aren’t so great at it. One of the best ways to prevent this from happening is by following a low phosphorus diet, as prescribed by your Registered Dietitian. However, following a low phosphorus diet can be quite tricky.

The main challenge to following a low phosphorus diet is that phosphorus is not reported on the Nutrition Facts Table. While patients can avoid food known to be naturally high in phosphorus, avoiding phosphorus additives is much more difficult. Phosphorus additives are used in a variety of food products including breads, cereals, dairy products, pasta, meats, seafood, and canned fruits and vegetables2 to improve the appearance, texture, and shelf life of the food product.3  While checking the ingredients lists for phosphorus additives is a good place to start, the list doesn’t tell us how much phosphorus is in a food product.

Leaving phosphorus off the Nutrition Facts Table prevents patients from being empowered to manage their kidney disease effectively and it puts them at unnecessary risk of serious medical complications, and even death. The Kidney Foundation of Canada strongly recommends that the phosphorus content be listed on the Nutrition Facts table to allow Canadians to make informed decisions for their health.

With acknowledgement to Emily Robins, Dietetic Intern, Grand River Hospital in Kitchener, Ontario, for her assistance in preparing this information.

1. Leon, J., Sullivan, C., & Sehgal, A. (2013). The prevalence of phosphorus containing food additives in top selling foods in grocery stores. Journal of Renal Nutrition. 23(4), 265-270. doi: 10.1053/j.jrn.2012.12.003
2. International Food Additives Council. (2015). Phosphates.
3. Benini, O., D’Alessandro, C., Gianfaldoni, D., & Cupisti, A. (2011). Extra phosphate load from food additives in commonly eaten foods: a real and insidious danger for renal patients. Journal of Renal Nutrition. 21(4), 303-308. doi:10.1053/j.jrn.2010.06.021

 

 

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