Don d'organes

La Fondation dépose son mémoire au Ministère de la Santé du Québec

Lors d’une rencontre avec le Ministère de la Santé, le 21 juin dernier, La Fondation du rein a déposé son mémoire « Soutenir la pratique de la greffe rénale au Québec : pourquoi et comment »  lequel comprend une série de 6 recommandations. La Fondation milite depuis de nombreuses années en faveur de l’augmentation du nombre de greffes rénales. Elle poursuit un objectif d’accroître le nombre de greffes rénales, par des dons cadavériques et vivants, à 350 par année d’ici 3 ans.

Pour plus de renseignements sur le mémoire présenté au Ministère de la Santé, veuillez consulter les documents suivants : 

Résumé du mémoire « Soutenir la pratique de la greffe rénale au Québec : pourquoi et comment »
Version intégrale du mémoire
Lettre d'appui de la Société québécoise de transplantation
Lettre d'appui de la Société québécoise de néphrologie
Lettre d'appui de l'Association Générale des Insuffisants rénaux (AGIR)
Lettre d'appui de la Société Pose un geste

Le don d’organes au cœur des préoccupations de la Fondation

Il se fait environ 250 transplantations rénales par année au Québec. Malgré tout, le nombre de patients en attente d’une transplantation ne cesse d’être élevé et plusieurs personnes décèdent alors que leur nom apparaît toujours sur la liste d’attente. Le nombre de personnes souffrant d’insuffisance rénale va toujours en s’accroissant et tout porte à croire que cette tendance se maintiendra, principalement à cause du vieillissement de la population et l’augmentation des cas de diabète et d’hypertension menant à l’insuffisance rénale.

C’est parce que cette situation est inacceptable que la Fondation milite depuis des années en faveur de l’augmentation du nombre de greffes. La Fondation poursuit un objectif d’accroître le nombre de greffes rénales, par des dons cadavériques et vivants, à 350 par année d’ici 3 ans.

Je pose un geste concret et j’appuie la Fondation dans ses revendications auprès du gouvernement en faveur de l'augmentation de greffes rénales.
Vous avez trois façons d'appuyer la Fondation:

  • à La Marche le 26 mai prochain;
  • sur Facebook;
  • dans les centres de dialyse et de greffe;

Des efforts en ce sens ont été amorcés en 2012 tout d’abord avec une lettre envoyée aux principaux partis politiques du Québec leur rappelant l’urgence de la situation et la publication d’une étude économique démontrant clairement les avantages financiers de la greffe. D’autres démarches sont en cours afin de pouvoir présenter au ministre de la Santé et des Services sociaux ainsi qu’aux autres représentants en santé, les avantages de favoriser la transplantation.

La greffe rénale est optimale à tous points de vue :

  • Celui du greffé dont l’espérance de vie et la qualité de vie s’améliorent considérablement, et qui peut reprendre ses activités de la vie quotidienne, voire réintégrer le marché du travail;
  • Celui du réseau public de santé qui voit ses coûts de traitement de l'insuffisance rénale terminale (IRT) baisser de façon notable;
  • Celui du personnel médical qui peut faire profiter l’ensemble de la société de son expertise de haut niveau et améliorer les techniques de transplantation par une activité soutenue;
  • Celui de notre économie, en permettant le retour sur le marché du travail d’un travailleur ou d’un entrepreneur;
  • Celui des gouvernements qui enregistrent des gains de recettes fiscales et des réductions de dépenses en santé, se donnant ainsi une plus grande marge de manœuvre budgétaire.

Améliorer la qualité de vie des gens atteints ainsi que celle de leurs proches est un enjeu vital. La Fondation souhaite collaborer avec toutes les instances désireuses de travailler à améliorer la situation de la greffe rénale au Québec. Elle revendique à ce titre, une collaboration soutenue de la population et des élus.

La Fondation dévoile une étude économique sur les avantages directs et indirects de la transplantation rénale

Télécharger l'étude économique sur les avantages directs et indirects de la transplantation rénale

On estime que les coûts sont de l’ordre de 60 000 $ par année par patient pour les soins de dialyse comparativement à 23 000 $ pour une transplantation rénale auxquels on ajoute un montant de 6 000 $ par année pour les médicaments antirejet. Comparativement à l’hémodialyse, une transplantation occasionne des économies d’environ 250 000 $ par patient sur cinq ans. Sans compter que les greffés bénéficient par la suite d’une meilleure qualité de vie, qu’ils peuvent mener une vie active et retourner sur le marché du travail.

« D’un point de vue économique, il est clair que les transplantations rénales allègent le fardeau financier sur notre système de santé. De plus, les coûts afférents à la dialyse en terme de surcharge monétaire pour le transport, de prise de médicaments, de perte de revenus sont lourds socialement puisque le patient insuffisant rénal doit subir des traitements 3 fois par semaine uniquement pour survivre et qu'il est, très souvent, retiré du marché du travail » Yves Rabeau, Professeur en économie de l’UQÀM.

Il est urgent de réduire les impacts économique et social engendrés par l’insuffisance rénale au Québec. Le nombre d’insuffisants rénaux s’accroît en raison de l’augmentation du diabète et de l’hypertension qui sont les deux principales causes menant à l’insuffisance rénale.

« Ce que nous souhaitons, c’est augmenter le taux de transplantations rénales. Il s’agit pour nous d’une avenue qui doit être priorisée dans notre système de santé. C’est la solution qui offre le meilleur potentiel de qualité de vie pour les patients et c’est la plus économique pour notre société » Dr Michel R. Pâquet, président du Comité provincial du don d’organes et de tissus de La Fondation canadienne du rein.


Entrevue de Martin Munger - directeur général de la Division du Québec de La Fondation canadienne du rein - à Canal Argent

Loi facilitant le don d’organes et de tissus


Le 8 décembre 2010 a été adoptée, par l’Assemblée nationale, la Loi facilitant le don d’organes et de tissus. C’est une loi importante et sans précédent pour La Fondation canadienne du rein, qui milite de longue date pour le don d’organes, puisque 75 % de toutes les greffes réalisées au Québec sont des greffes de reins. Cette loi comporte 4 mesures principales favorisant le don d’organes:

1 - Consentement au don d’organes après le décès et vérification

 

Il existe maintenant trois façons de faire connaître son consentement au don d’organes après le décès :

  • Par inscription au Registre des consentements au don d’organes et de tissus de la RAMQ (nouveauté);
  • Par inscription au Registre de la Chambre des notaires du Québec;
  • Par autocollant signé sur la carte d’assurance maladie.

Le registre de la RAMQ permettra aux intervenants dans les établissements, via un organisme autorisé, de vérifier rapidement si une personne décédée ou dont le décès est imminent, est bien inscrite à ce registre et a signé un formulaire de consentement au don d’organes et de tissus. Il permettra également à la famille d’exécuter la volonté du défunt, considérant qu’un des facteurs de refus de consentement de la famille est la méconnaissance de la volonté de leur proche.

Aussi, devant un décès imminent ou constaté, l’établissement pourra, en plus des sources d’information déjà connues (la famille, l’autocollant apposé sur la carte d’assurance maladie et le Registre de la Chambre des notaires), vérifier via un organisme dédié le consentement d’une personne signifié au Registre de la RAMQ. L’établissement peut ainsi remplir plus facilement sa mission d’identification des donneurs potentiels. Il s’agit là d’un facteur majeur destiné à augmenter le nombre de greffes.

Ressources


Infolettre de la RAMQ: Un registre national de consentements au don d’organes et de tissus

2 – Le Registre canadien de donneurs vivants

 

La participation du Québec au Registre canadien de donneurs vivants jumelés par échange de bénéficiaires permettra à plusieurs paires de receveur-donneur incompatibles d’opter pour un échange leur permettant de trouver des paires compatibles.

La personne en attente d’une greffe rénale aura donc beaucoup plus de chances de trouver un donneur vivant compatible en étant inscrite au Registre canadien. De plus, l'espérance de vie du greffon est plus longue (18 ans en moyenne) lorsque la transplantation s'est effectuée à partir d'un donneur vivant.

3 - Programme de remboursement des dépenses des donneurs vivants

 

Les donneurs vivants doivent se déplacer pour subir des examens médicaux, s’absenter du travail pendant quelques semaines et assumer d’autres dépenses. Ce geste altruiste a un impact financier important sur la vie de ces donneurs. La mise en place d’un tel programme leur permettra d’être remboursés à hauteur de 5 715 dollars au maximum pour la perte de revenu et certaines catégories de dépenses tels que les frais de déplacements, d’hébergement, de repas et de stationnement.

Ce programme est géré par Transplant Québec. Pour plus d’information et pour télécharger les formulaires, cliquez ici

4 – Modifications des Normes du travail

 

La modification des Normes du travail apportée par la Loi facilitant le don d’organes et de tissus permet d’assurer le lien d’emploi du travailleur où l’absence est maintenant considérée comme une absence pour maladie ou accident.

Ces modifications législatives devraient donc inciter les personnes à faire don d’un organe.

Statistiques et informations

Au Québec, des 360 personnes ayant obtenu une greffe d'organe en 2010, 193 ont reçu un rein.. Bien que le rein soit l'organe le plus transplanté, 976 personnes étaient toujours en attente d'un rein au 31 décembre 2010. Le rein demeure l'organe le plus en demande.

La greffe de rein est le meilleur traitement qui existe pour bien des gens souffrant d'insuffisance rénale terminale - le seul autre traitement étant la dialyse, qui nettoie artificiellement le sang. Le taux de succès des greffes de rein après un an est de 85 à 95 %, et ce taux s'améliore d'année en année grâce aux percées de la recherche médicale.

Toutefois, pour qu'on puisse effectuer une greffe de rein, il faut qu'un organe compatible soit disponible. Or les besoins dépassent les ressources; si bien que de nombreuses personnes meurent chaque année en attendant une greffe.

Si vous souhaitez faire don de vos organes à votre décès, la Fondation vous encourage à signer votre autocollant de donneur d'organes et à l'apposer à l'endos de votre carte d'assurance-maladie. Surtout, n'oubliez pas d'aviser votre famille de vos intentions, car c'est à elle que reviendra la décision finale.

Pour obtenir votre autocollant, composez le 1 800 565-4515 


Les dons d’organes sauvent des vies.  Si vous avez des questions au sujet de la possibilité de devenir un donneur vivant, de recevoir un rein provenant d’un donneur vivant ou d’être inscrit sur la liste d’attente en vue de recevoir un rein provenant d’une personne décédée, veuillez communiquer avec nous.

Pourquoi devrais-je faire don de mes organes et tissus à mon décès?

  • Plus de 1 200 personnes sont en attente d'une greffe d'organes au Québec (78 % d'entre elles attendent un rein);
  • Chaque année, plusieurs personnes décèdent avant même d'avoir reçu une greffe;
  • Un donneur d'organes et de tissus peut à lui seul sauver la vie ou améliorer l'état de santé de 40 personnes;
  • Il n'y a pas d'âge limite pour faire don de ses organes et tissus (mais il faut être majeur);
  • Le taux de succès des greffes est en constante évolution;
  • Donner ses organes à son décès est un geste simple et généreux permettant à d'autres de poursuivre leur vie.

Le don d'organes et de tissus...pour que la vie continue

Division du Québec - 2300, boul. René Lévesque ouest, Montréal, QC H3H 2R5 - Tél. : (514) 938-4515 / 1-800-565-4515 au Québec
Numéro d'enregistrement d'organisme de bienfaisance : 107567398RR0001